Bass transnationale ou mondiale, Urban Bass Music, voici des qualificatifs qui reviennent souvent pour parler de la musique de Maga Bo, tant il puise son inspiration partout dans le monde.
De la culture hip-hop et de celle des sound systems, Maga Bo a tiré la passion du sample, des riddims et du mélange. Une de ses particularités cependant est que loin d’être un digger passant son temps enfermé à fouiller les bacs de vinyles, le brésilien est un globe trotter qui travaille tous ses samples, vocaux ou instrumentaux, à partir d’enregistrements réalisés par ses soins, à la source. Un jeu de juxtaposition qui donne un grain et une texture particulière à ses productions, gagnant une profondeur assez rare dans l’« électro » actuelle, entre musique organique, électronique,
traditionnelle et contemporaine.
Fruit de ses voyages, Maga Bo multiplie également les rencontres humaines qui nourrissent aussi pleinement son œuvre que les musiques qu’il ramène. La collaboration avec d’autres artistes est ainsi un point essentiel de son travail. Entre résidences d’artiste dans plusieurs pays différents ou scènes accompagnées de MC et musiciens, il puise véritablement son énergie aux quatre coins du monde, Maroc, Inde, Éthiopie, Sénégal, Zanzibar et Afrique du Sud pour ne citer que quelques pays...
En permanence sur la route (tournée en Europe, en Amérique du Nord et en Australie), il tient toujours à trouver du temps à consacrer à la production. Il a ainsi collaboré avec Mulatu Astatke, Issa Bagayogo, la star bollywodienne Shilpa Rao, Baiana System, Ghislain Poirier, Luisa Maita,
Filastine, Blick Bassy ou Bomba Estéreo.
Résultat : ses productions discographiques sont toujours à l’image de ce goût du voyage et de la rencontre, et font de chaque disque un univers à part entière, avec une histoire forte. Son premier album fut enregistré au Sénégal, Tanzanie, Maroc et en Afrique du Sud en collaboration avec des
rappeurs et musiciens locaux, et le EP suivant réalisé avec des musiciens traditionnels Éthiopiens.